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L’archidiacre Andrea Ngong – un leader religieux vivant avec le VIH

L’archidiacre Andrea Ngong a été diagnostiqué séropositif en 2010 et dirige à présent le programme de l’Église anglicane sur le VIH dans le diocèse de Wau, au Soudan du Sud.

L’archidiacre Andrea Ngong est un expert dans le domaine du VIH et du SIDA.  Cela fait quatre ans qu’il vit ouvertement et positivement avec le VIH.  De par sa propre expérience, il comprend tous les problèmes rencontrés par les personnes vivant avec le VIH.  Ces problèmes sont particulièrement graves au Soudan du Sud où les services et le soutien disponibles pour les personnes vivant avec le VIH sont limités et où la stigmatisation et la discrimination liées au VIH continent d’être des obstacles majeurs.

Lorsque l’archidiacre Andrea a appris sa séropositivité, son médecin lui a dit de n’en parler à personne, ce qui semblait être un bon conseil. En tant que membre éminent du clergé dans le diocèse anglican de Wau, au Soudan du Sud, il était censé respecter les principes les plus élevés en matière de conduite éthique.  Si sa séropositivité venait à être exposée au grand jour, il serait probablement accusé d’immoralité sexuelle et risquerait de perdre son emploi.  Il a passé des semaines à se tourmenter en se demandant que faire.

Puis est venu le soir où tout a changé. L’archidiacre Andrea se trouvait alors chez l’évêque Moses Deng à Wau et celui-ci lui avait installé un lit dans sa bibliothèque personnelle. Alors qu’il jetait un coup d’œil sur les ouvrages de la bibliothèque, il est tombé sur un livre intitulé Paroles Positives, composé de témoignages personnels de leaders religieux africains, chrétiens et musulmans vivant avec ou personnellement affectés par le VIH.

« J’ai été touché par ce livre, » se souvient-il, « car il présentait des témoignages personnels de leaders religieux qui avaient révélé leur séropositivité.  Je savais que j’étais séropositif, mais je ne l’avais jamais dit à personne.  Je craignais d’être limogé par mon évêque. »

À 4 heures du matin, il a frappé à la porte de l’évêque et a commencé à s’épancher et à lui dire la vérité.  L’évêque Deng se souvient :

« Je l’ai remercié de la grande confiance qu’il me faisait en me révélant cette information.  Mais je lui ai dit aussi que le VIH n’était plus une condamnation à mort et qu’il ne devait pas avoir peur de mourir du VIH mais devait vivre positivement avec lui. »

Par la suite, l’évêque Deng a nommé l’archidiacre Ngong directeur du programme de l’Église anglicane sur le VIH dans son diocèse. Le programme ne dispose de pratiquement aucun fonds ni d’autres ressources matérielles, mais l’évêque Deng est optimiste :

« Les églises sont l’atout social le plus répandu et le plus durable au Soudan du Sud. Nous pouvons prendre l’initiative et lutter contre la stigmatisation liée au VIH, qui est un facteur majeur de la propagation du virus. »

Depuis, et malgré d’énormes contraintes financières et obstacles logistiques, l’archidiacre Ngong a œuvré sans relâche pour transmettre un message d’espoir et de franchise face à l’épidémie de VIH dans le diocèse de Wau, qui s’étend sur 125 000 kilomètres carrés et a une population de 2 millions de personnes.  La Fondation STRATÉGIES POUR L’ESPOIR lui a fourni des exemplaires des manuels SE DÉVOUER AUX AUTRES et de la vidéo Que puis-je faire? qu’il utilise pour ses activités. Malheureusement, à ce jour, aucun de ces matériels n’est disponible dans les deux principales langues locales, le dinka rek et l’arabe.

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